Avec le design fiction, des sociétés s’appuient sur la science-fiction pour revoir leur stratégie et préparer le changement tant interne qu’externe.

Qui se souvient du téléphonoscope, l’ancêtre du téléphone, du musicophone, l’ancêtre de la chaîne hi-fi ou de la visioconférence, tous trois imaginés dans les années 1880 par le romancier français Albert Robida (1848-1926) ? Comment aussi oublier Jules Verne (1828-1905) et ses visions du futur ? Dans De la Terre à la Lune, il fait, dès 1865, rêver ses lecteurs avec l’homme dans l’espace ; dans Vingt milles lieues sous les mers, en 1869, il décrit l’exploitation offshore à naître plusieurs décennies plus tard.

Plus proche de nous, le « PADD » tactile du capitaine Spock dans la série télévisée « Star Trek », diffusée au début des années 1960, rappelle la future tablette iPad d’Apple, qui a vu le jour en 2010. Et que dire du Communicator, un téléphone mobile à clapet, également vu dans « Star Trek » et produit, quelques décennies plus tard, par Motorola, ou du fameux hoverboard de Retour vers le futur (Robert Zemeckis, 1985), désormais dans les rues près de chez vous. Quant à 2001 : l’Odyssée de l’espace (Stanley Kubrick), les interactions vocales avec Hal 9 000, l’intelligence artificielle (IA) du vaisseau, ont clairement inspiré les actuels assistants virtuels vocaux comme Siri (Apple) ou Alexa (Amazon). Et ce, dès 1968 !

Si la science-fiction (SF), sous toutes ses formes, a fait rêver beaucoup d’enfants depuis près de deux siècles, elle a aussi largement inspiré les grandes organisations comme les entrepreneurs. En 1980, EDF avait publié Les Chroniques muxiennes, qui mettaient en scène la télématique (l’ancêtre d’Internet) au quotidien. Un certain Pierre Martin récupérait, par le biais d’un « télécran », une lettre de son fournisseur d’énergie, avant de lire son « téléjournal personnalisé en fonction de ses goûts, de sa formation, et de ses préférences politiques. »

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